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Le laboratoire a été agréé en 2001. Mais la création du groupe de recherche en anthropologie de la santé (GRAS,1991) a permis de capitaliser une expérience de recherche qui a en grande partie permis d’aboutir à une structuration rapide du laboratoire. Il importe de rappeler que le GRAS (dénomination toujours maintenue) a été le fondateur en Algérie de l’anthropologie de la santé. Les premières recherches ont été menées grâce à un accord-programme avec l’Université Paris V, Sorbonne (professeur Dominique Desjeux) durant la période 1991-1995. Le premier programme scientifique du GRAS portait sur les représentations et les pratiques des professionnels de la santé et des familles d’enfants diarrhéiques, réalisé en collaboration avec la clinique Saint-Michel d’Oran ((professeur M. Touhami, pédiatre).
En 19 ans d’activités, le laboratoire en anthropologie de la santé, s’est progressivement construit autour de quatre pôles :
1-Les recherches socioanthropologiques ont permis de mieux comprendre les différentes significations attribuées par les acteurs de la santé (patients, familles, associations, professionnels de la santé, gestionnaires de la santé), à la maladie, à la médecine et à la santé. Ces recherches de terrain (entretiens, observations approfondis) menées
dans les espaces
domestiques et professionnels, se sont toujours inscrites dans une perspective
de changement des aspects socio-organisationnels et humains des structures
de soins. La pertinence de l’anthropologie de la santé, consiste précisément à
mettre au jour les différents dysfonctionnements et enjeux sociaux, à objectiver
les logiques sociales des |
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agents et des patients à l’égard de la maladie, de la structure de soins,
Il est possible d’affirmer que le laboratoire est
devenu unestructure de référence concernant la production scientifique dans le
domaine de l’anthropologie de la santé. Le laboratoire a au départ privilégié la
création d’équipes mixtes composée de chercheurs en sciences sociales et des
professionnels de la santé exerçant dans les structures de soins, dans le
but de croiser nos regards respectifs, en considérant que la santé est un
phénomène complexe et pluriel devant être appréhendée dans ses différentes
dimensions.
2-Les formations organisées au laboratoire, s’inscrivent dans une optique de reproduction des chercheurs, en permettant à de jeunes étudiants en Sciences Sociales (psychologie,démographie et sociologie) et des médecins de s’initier au regard de l’anthropologue de la santé, dans le but de maîtriser les concepts et la méthodologie utilisés. Il nous semblait essentiel de concevoir et d’organiser à partir de nos objectifs scientifiques, des magisters en sociologie de la santé (étudiants en sciences sociales) et des post-graduations spécialisées en anthropologie de la santé (DPGS), destinées, plus précisément aux praticiens de la santé qui exercent dans les structures de soins. Le laboratoire, depuis 2002, a ouvert trois promotions de magister en sociologie de la santé, et trois promotions de DPGS (post-graduation spécialisée).
3-Les rencontres scientifiques (conférences, tables-rondes, journées d’étude) représentent pour le laboratoire une activité transversale, permettant aux étudiants et aux jeunes chercheurs, de se former grâce aux rencontres scientifiques. Plus essentiellement, notre préoccupation, depuis la création du Groupe de recherche en anthropologie de la santé, en 1991, a consisté à nous ouvrir à la société, en permettant aux associations, aux professionnels de la santé, de participer activement à ces rencontres scientifiques. Un programme annuel des activités scientifiques est élaboré et remis aux chercheurs, étudiants et amis du laboratoire.
La « mémoire » du laboratoire s’est progressivement imposée. Elle a consisté à donner une visibilité à tous nos travaux et nos différentes productions scientifiques. Il nous importait de conserver soigneusement tous ces documents scientifiques, dans des présentoirs, de les ordonner de façon temporelles (date de publication). La mise en place de la « mémoire » du laboratoire a été accompagnée d’une organisation rigoureuse. Progressivement, une gestion du laboratoire a été progressivement créée (actualiser notre site, envoi des messages aux chercheurs, étudiants, et amis du laboratoire, par adresse E.Mail, acquisition d’ouvrages pour chaque équipe, nous permettant de constituer une documentation spécialisée composée de 1035 ouvrages et 590 articles originaux transmis par les chercheurs étrangers qui ont intégré notre réseau. |
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Laboratoire d'anthropologie
de la santé
Université d’Oran |
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Cité du Chercheur,
Route de l’Aéroport,
B.P : 1801/08 - 31000 Oran
Tel / Fax : 041 58 14 02
040 21 24 41
Mob : 0771 58 94 38
0558 11 66 54 |
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Email : contact@gras-oran.org |
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